SuperNes

Super_Nintendo_logo

Histoire

snesLa Super Nintendo (en entier : Super Nintendo Entertainment System), ou Super Famicom (スーパーファミコン) au Japon, est une console de jeux vidéo 16 bits du constructeur japonais Nintendo commercialisée à partir de novembre 1990. En Amérique du Nord, la console est sortie avec un lookrésolument différent. À noter qu’en Corée du Sud, la Super Nintendo est distribuée par Hyundai Electronics sous le nom de Super Comboy (슈퍼 컴보이).
Pour rivaliser avec la populaire Nintendo Entertainment System / Famicom, NEC lance la PC-Engine en 1987, et Sega suit avec sa Mega Drive en 1988. Les deux systèmes offrent des graphismes améliorés, ainsi qu’un son dépassant la 8 bits de Nintendo. Cependant, la NES continue de dominer le marché des jeux vidéo pendant quelques années avant que la console de Sega soit enfin couronnée de succès3. Voyant sa domination sur le marché chuter, Nintendo est contraint un peu précipitamment de créer une nouvelle console pouvant rivaliser avec ses concurrentes.
Conçue par Masayuki Uemura, le concepteur de la Famicom originale, la Super Famicom sort le mercredi 21 novembre 1990 pour un prix de 25 000 ¥, soit 210 euros (1 380 francs de l’époque). C’est un succès immédiat ; la livraison initiale de 300 000 unités est vendue en quelques heures et le dérangement occasionné conduit le gouvernement japonais à demander aux fabricants de consoles de jeux vidéo de prévoir, à l’avenir, de sortir leurs consoles en fin de semaine5. La sortie occasionne également un regain d’intérêt auprès des Yakuzas, amenant à la décision de convoyer les appareils de nuit pour éviter les vols6.
Rapidement, la Super Famicom se vend mieux que ses rivales et Nintendo se réaffirme comme le leader sur le marché japonais des consoles7. Le succès de Nintendo est en partie dû au soutien de la plupart des développeurs tiers principaux de son précédent système, comprenant Capcom, Konami, Tecmo, Square, Koei et Enix8. En août 1991, Nintendo sort, en Amérique du Nord, la Super Nintendo Entertainment System ou Super NES, une version redessinée de la Super Famicom, pour le prix de 199 $ US.
La Super Nes, quant à elle, sort en Europe le 11 avril 1992. Cette version de la console utilise le même design que la Super Famicom japonaise (contrairement à ce qui était prévu au départ (design américain9)). Elle fut distribuée en France par Bandaï France, qui avait au départ prévu un lancement en 1993 puis en septembre 1992, mais qui se sentira forcé par le succès de la MegaDrive de la sortie en hâte en avril de la même année. Au lancement elle fut vendue en pack avec 2 manettes et Super Mario World pour 1 290 FF (initialement prévu à 1 490 FF mais Sega et leur nouveau pack Mégadrive + Sonic à 1 290 FF les pousseront à s’aligner) et accompagnée par quatre jeux optionnels au tarif unitaire de 449 FF : F-Zero, Super R-Type, Super Tennis et Super Soccer. À partir d’octobre 1992, la Super Nintendo sera vendue au choix soit seule (990 FF ; Super Mario World étant vendu séparément à 389 FF, le jeu Super Nintendo le moins cher alors), soit avec Super Mario World (1 290 FF), soit avec Street Fighter 2 (1 490 FF), soit avec le Super Scope (1 490 FF)12,13.
En 1997 et 1998, Nintendo décide de rafraîchir le design en sortant le modèle SNS-101, parfois appelé Super NES 2 aux États-Unis, et la Super Famicom Jr. au Japon.

Spécifications techniques :

  • Processeur principal : Ricoh 5A22 16 bits, basé sur un 65C816 cadencé à 2.68 ou 3.58 Mhz
  • RAM : 128 Ko
  • Vidéo : 64 Ko de mémoire vidéo (soit 512 Kbits)
  • Affichage de 256 couleurs maximum parmi 32.768 nuances
  • Résolution standard de 256×224 pixels et maximum de 512×448 pixels en 128 couleurs
  • Gestion de 128 sprites simultanés, sprites de 64×64 pixels maximum
  • Balayage vidéo de 60 Hz pour les machines japonaise et américaine mais de seulement 50 Hz pour la SNES européenne (à cause du standard vidéo PAL)
  • Son: Sony SPC700, 8 bits, stéréo sur 8 canaux

Accessoires

  • Super Scope : Pistolet optique de la console, en forme de bazooka, il permet en visant le moniteur de la télévision de toucher des cibles qui apparaissent à l’écran (voir le Zapper de la NES). Cet accessoire était fourni avec le jeu Nintendo Scope 6. Finalement, seuls neuf titres furent jouables avec.
  • Souris : Utilisée dans Mario Paint et quelques autres jeux comme Wonder Project J. Elle possède 2 boutons et est en tous points similaire à une souris classique (fournie avec son tapis rigide).
  • Super Game Boy : Permet de lire les jeux Game Boy classiques et d’y jouer sur sa télévision. Cet accessoire utilise une palette de couleurs restreinte mais personnalisable recolorant l’affichage du jeu. Le Super Game Boy intégrait aussi un mini programme de dessin et quelques autres fonctionnalités amusantes. Une version possédant une prise pour le câble link est sortie en 1998 sous le nom de Super Game Boy 2. Celui-ci était bleu translucide.
  • Adaptateurs : Il existe plusieurs adaptateurs pour Super NES qui permettent de jouer à des jeux européens, américains et japonais sur une même console. Certains nécessitent l’insertion d’une cartouche de même type que la console pour pouvoir être utilisés.
  • Satellaview : Sorti uniquement au Japon, cet accessoire qui se fixait sous la console, permettait de télécharger des jeux (pour l’équivalent de 7,5 €) grâce aux signaux TV de la chaîne satellite japonaise St GIGA. Les jeux étaient généralement téléchargeables uniquement par épisode (comme Zelda) et pouvaient être enregistrés sur cartouche vierge.
  • SF Memory Cassette : Cartouche vendue seulement au Japon. Identique aux cartouches classiques mais de couleur blanche au lieu de grise, elle permettait de charger des jeux sur des bornes spéciales, appelées Nintendo Power. Une même cartouche pouvait donc contenir plusieurs ROMS chargées légalement, qui pouvaient ensuite être effacées pour les remplacer par d’autres. Le même système existait pour la Game Boy, la GB Memory Cartridge.
  • Super Multitap : Accessoire permettant d’avoir jusqu’à cinq manettes branchées, pour jouer notamment à des jeux comme Bomberman. Il y a eu un Multitap 2 au Japon, justement en forme de tête de Bomberman.
  • Sufami Turbo : Adaptateur permettant de mettre des cartouches de jeux spécialement adaptées, presque de la taille des jeux Game Boy. C’est un format propriétaire créé par Bandaï, et sorti uniquement au Japon. Le Sufami Turbo avait deux ports cartouche, pour permettre à un ami d’échanger des données de sauvegarde. La grande majorité des jeux sortis sur ce format concernaient l’animé Gundam.
  • Super Advantage : Cette manette spéciale conçue pour les jeux d’arcade dispose d’un énorme joystick et de boutons plus gros que la manette originale. Cette manette est sortie aux États-Unis et en Europe avec des couleurs légèrement différentes.

Processeurs additionnels

Les processeurs additionnels étaient directement dans les cartouches des jeux vendus. Ils permettaient à la console de faire des effets supplémentaires (3D, calculs, etc …)

  • Super FX : Conçue par Argonaut Games en 1993. Cette puce, basée sur la technologie RISC et assimilable à un coprocesseur graphique, était cadencée à 10,5 MHz. Il fonctionnait en plus du processeur central de la console. Le premier jeu à l’utiliser fut Star Wing. Il affichait des centaines de polygones à chaque instant (à mettre en perspective face aux millions de polygones affichés par les consoles des années 2000). Jeux utilisant le Super FX : Star Wing [Star Fox], Vortex, Stunt Race FX
  • Super FX2 : Version améliorée du précédent, le Super FX2 (ou GSU-2), est sortie en 1995. Celui-ci regroupait en fait deux Super FX cadencés à 10,5 MHz au sein de la même puce. Le Super FX 2 est souvent présenté comme fonctionnant à une vitesse de 21 MHz, qui était l’argument avancé par Argonaut pour le différencier de la première version. La puissance de calcul peut en revanche être assimilée à un Super FX fonctionnant à 21 MHz. Jeux utilisant le Super FX2 : Transformers [jamais sorti], FX Figther [jamais sorti], Power Slide, Dirt Trax FX, Doom, Commanche [jamais sorti], Winter Gold FX, Star Fox 2 [jamais sorti, mais il existe une rom de la version bêta], Street Fighter Alpha 2.
  • DSP-1 : Le DSP-1 est le plus varié et le plus utilisé de la SNES DSP, apparaissant dans plus de 15 titres distincts. Il est utilisé comme un coprocesseur mathématique dans des jeux tels que Super Mario Kart et Pilotwings qui nécessitent des calculs plus avancés en Mode 7 comme la mise à l’échelle et la rotation. Il fournit également un des calculs rapides en virgule flottante et des calculs trigonométriques nécessaires par des algorithmes mathématiques 3D. Le DSP-1A plus tard et le DSP-1B ont le même but que le DSP-1. Le DSP-1A est un version réduite du DSP-1, et le DSP-1B corrige également plusieurs bugs. Jeux utilisant le DSP-1 : Super Mario Kart, Pilot Wings, Armored Trooper Votoms, Ballz, F1 ROC II, Super Air Diver, Dungeon Master.
  • DSP-2 : Le DSP-2 ne peut être trouvée dans le port SNES de Dungeon Master. Son principal objectif est de convertir les images bitmap de l’Atari ST dans le format de la SNES. Il fournit également des effets dynamiques en matière de mise à l’échelle et de transparence.
  • DSP-3 : Le DSP-3 est une puce assistant, utilisé dans un seul jeu pour la Super Famicom japonais, un jeu de stratégie au tour par tour intitulé SD Gundam GX. La puce aide à des tâches telles que le calcul de la prochaine étape de l’IA, la décompression Shannon-Fano de flux binaire, et la conversion des graphiques en plan.
  • DSP-4 : le DSP-4 est utilisé dans une seule cartouche de jeu, Top Gear 3000. Il assiste principalement à l’élaboration de l’affichage de la piste de course, surtout pendant lorsque la piste est ramifiée en plusieurs chemins.
  • SA-1 : Semblable au CPU 5A22 dans la console, le SA-1 contient un processeur basé sur le 65C816 avec plusieurs timers programmables. Le SA1 ne fonctionne pas comme un processeur esclave pour le 5A22. les deux peuvent interrompre l’autre indépendamment. Une de ses fonctions était une compression mémoire, permettant ainsi de jouer à des jeux plus gros que la normale. Jeux utilisants le SA-1 : Jikkyou Oshaberi Parodius, Super Mario RPG, Kirby Superstars, Kirby’s Dream Land 3, Parodius 3.
  • Cx4 : Coprocesseur arithmétique utilisé par Capcom dans deux jeux vidéo : Mega Man X2 et Mega Man X3 (1995). Il est connu pour son rôle dans le mapping et les transformations de wireframes, comme celles visibles dans les scènes finales des jeux.

Héritage

49,10 millions de SuperNES ont été vendues dans le monde entier, avec 23,35 millions aux Etats Unis et 17,17 millions au Japon. Bien qu’elle ne pouvait pas répéter le succès de la NES, qui a été vendu à 61,91 millions d’unités dans le monde entier, la SuperNES était la console la plus vendue de son époque.
On lui doit aussi un catalogue de plus de 700 jeux et pour l’anecdote, il y a eu environ 300 000 ventes de la console quelques jours après le lancement.


Partager sur

Les commentaires sont fermés